fin d’année pour nos futur ingénieur industriel….

Voici qu’arrive la fin de l’année pour les masters en science de l’ingénieur industriel et encore une fois, nous pouvons parler de métier en pénurie. Nos entreprise cherche 2000 ingénieurs dans tous les domaines et viennent les chercher directement sur les banc de nos hautes écoles.

ce mardi 26 Juin, le journal télévise de la RTBF a de nouveau mis un coups de projecteur sur nous.

pour le voir ou le revoir :

Devenir Ingénieur industriel

La formation et le cursus nécessaires pour devenir Ingénieur Industriel pose un problème de choix pour tout jeune candidat ;

    • Quelle école et lieu d’étude
    • Finalité et spécialité recherchée
    • Qualification et réputation de l’école
    • Débouchés possibles après l’obtention du diplôme
    • Validité du diplôme au niveau international

Dans cet article, nous examinerons, en particulier, les études d’Ingénieur Industriel dispensées dans la partie francophone du pays. Plusieurs types d’établissement sont concernés

    • Les Hautes Ecoles au nombre de 11
    • Les Instituts d’Enseignements de Promotion Sociale (3) (en abrégé EPS)

Les diplômes de Master en Sciences de l’Ingénieur Industriel délivrés par ces établissements sont tous reconnus et validés en Belgique, mais les formations sous-jacentes ne sont pas toutes reconnues de la même manière en Europe. Ainsi, seules 7 des Hautes Ecoles ont reçu le label EUR-ACE® qui facilite les porteurs des diplômes à exercer leurs compétences dans toute l’Europe.

Que représente le label EUR-ACE® ?
Les promoteurs du programme EUR-ACE® (European Accreditation for Engineering) ont décidé de décerner le label EUR-ACE® aux formations d’ingénieurs répondant aux critères de qualité reconnus en Europe.
Pour délivrer ce label EUR-ACE®, le cycle d’étude dispensé par l’établissement doit être accrédité par un organisme européen reconnu. Actuellement, une dizaine d’agences européennes d’accréditation ont obtenu le droit à délivrer le label EUR-ACE®, suite à une « accréditation par ENAEE » (European Network for Engineering Education) sanctionnant sa conformité aux standards européens pour l’accréditation et la convergence des formations d’ingénieurs de niveau master.
Parmi celles-ci la CTI (Commission des Titres d’Ingénieur) est l’une des agences européennes d’accréditation reconnue. En outre, la CTI a signé des conventions avec la Chine et le Canada afin de faciliter la reconnaissance mutuelle des formations d’ingénieurs accréditées.
Les Départements Techniques des Hautes Ecoles Belges reconnues ont subi les investigations approfondies de la CTI qui a conclu à l’excellence de leur enseignement et leur a délivré le label EUR-ACE® pour les formations dans les spécialités reconnues Un petit mot d’explication sur ces différents concepts.

CTI

La CTI (Commission des Titres d’Ingénieur) est un organisme français indépendant, chargé d’évaluer toutes les formations d’ingénieur organisées en France, de développer la qualité des formations, de promouvoir le titre et le métier d’ingénieur en France et à l’étranger. La CTI peut évaluer les formations d’ingénieurs à l’étranger, notamment dans les régions francophones, sur demande des établissements concernés.
La CTI a le pouvoir d’accréditer les formations évaluées, et de juger de leur conformité à un référentiel établi ; la CTI est donc un organisme d’accréditation pour le titre d’ingénieur diplômé. Ces accréditations sont valables pour une période déterminée (3 ans ou 5 ans). Ces accréditations sont reconnues par l’Europe et donnent la possibilité aux diplômés des établissements labellisés EUR-ACE® de valoriser leur diplôme dans l’Europe entière, voire au-delà.

OBJECTIFS DE LA CTI

La mondialisation qui bouleverse l’économie est en train de changer la donne de l’enseignement supérieur, et plus particulièrement la formation des ingénieurs. Les établissements d’enseignement supérieur, dans un espace ouvert, doivent assurer à leurs étudiants les moyens de répondre aux enjeux majeurs de demain.
Les critères d’accréditation tiennent compte du développement des compétences dans un environnement professionnel, de la culture et mobilité internationale, de l’esprit d’innovation acquis notamment par le contact avec la recherche et les projets en entreprise… éléments qui sont plus que jamais la base de la formation d’ingénieurs ; ce ne sont pas des notions nouvelles pour les écoles d’ingénieurs, mais elles doivent travailler pour les traduire concrètement dans les programmes de formations et mettre en place une véritable démarche qualité.
La Commission des Titres d’Ingénieur (CTI) est au service des écoles pour les accompagner dans leur démarche de progrès et leur assurer un label de qualité internationalement reconnu ; elle souhaite aussi les appuyer dans leur politique de développement à l’étranger.

EXIGENCES DE LA CTI

En conformité avec les objectifs repris ci-dessus, la CTI

    • S’assure que les formations d’ingénieurs et leur recrutement diversifié répondent à la demande économique et sociale en veillant à leur caractère scientifique et professionnel ainsi qu’aux besoins des étudiants.
    • Veille à l’ouverture des formations à l’innovation, à la recherche, aux entreprises et à l’international
    • Exige de professionnaliser et de systématiser l’assurance qualité
    • Préconise que l’analyse en termes d’acquis de l’apprentissage (learning outcomes) soit tout d’abord fondée sur les besoins des futurs métiers auxquels sont préparés les étudiants, et soit complétée par une analyse plus ouverte qui tiendra compte des évolutions de carrière des diplômés, de leur insertion plus générale encore dans la société et enfin de leur épanouissement personnel. Ceci, sur base des expériences vécues par les diplômés (associations d’alumnis)
    • Considère comme fondamentale l’expression des objectifs propres à chaque formation, en termes d’acquis de l’apprentissage : chaque école doit avoir clairement identifié les compétences générales et professionnelles, en concertation étroite avec les employeurs qui sont susceptibles d’embaucher ses diplômés
    • Prône de tenir compte également des missions sociétales, culturelles et éthiques qui incombent à l’ingénieur dans un monde où la technologie et les sciences prennent une place, chaque jour, plus importante. Dans cette approche l’école doit s’attacher à ce que ses étudiants puissent également s’épanouir dans un contexte culturel, social et humain adapté à leur développement.

LABEL EUR-ACE®

EUR-ACE®

La CTI fait partie de l’association européenne et a été un des membres fondateurs du projet EUR-ACE® (European Accreditation for Engineering). Ce projet a établi un système européen pour l’accréditation des formations d’ingénieurs avec les objectifs suivants :

    • fournir un label européen aux étudiants des programmes accrédités,
    • améliorer la qualité des programmes de formation d’ingénieurs,
    • faciliter la reconnaissance transnationale par les autorités compétentes,
    • faciliter les accords de reconnaissance mutuelle

Les promoteurs du programme EUR-ACE® ont décidé de décerner le label EUR-ACE® aux formations d’ingénieurs satisfaisant des critères de qualité reconnus en Europe.

Nous avons résumé en un petit tableau la situation des Hautes Ecoles telle qu’elle apparaît à la veille de la rentrée académique 2017-2018. Nous devons constater que

    • 7 établissements offrent, à des degrés divers, la possibilité d’un diplôme couvert par le label EUR-ACE®
    • 2 établissements se sont vus refuser la délivrance de ce label
    • 2 établissements n’ont pas sollicité la CTI, de même que les Instituts de Promotion Sociale (EPS)

Accréditation CTI EUR-ACE®

Accreditation tableau

CONCLUSION

Aujourd’hui, la qualité de l’enseignement dispensé dans les Hautes Ecoles, aboutissant au diplôme de Master en Sciences de l’Ingénieur Industriel, n’est pas reconnue de façon égale. Il est donc important, à la veille d’entreprendre ce cycle essentiel à l’orientation d’une carrière professionnelle, de bien choisir l’établissement qui recevra la confiance de l’étudiant. L’accréditation de 3 ans accordée par la CTI constitue une bonne évaluation et permet de peaufiner certains détails de sorte à solliciter une nouvelle évaluation. L’accréditation de 5 ans est plus sécurisante lorsqu’elle est disponible. Nous ne pouvons que recommander aux directions des établissements concernés de faire le nécessaire pour acquérir le label EUR-ACE® et/ou de le sécuriser pour l’avenir.

EUR-ACE.

La libre circulation des professions en Europe, l’ouverture des formations aux autres pays d’Europe, nécessitaient une harmonisation des niveaux avec des critères précis et des évaluations de terrain.

L’Europe a mis au point un système d’accréditation des formations d’ingénieurs, dont le label est EUR-ACE® (European Accreditation of Engineering Programmes).

Cette accréditation est une évaluation d’une formation ou d’une institution d’enseignement par rapport à un référentiel établi par l’association européenne ENAEE (European Network for Engineering Education).

Pour réaliser cette accréditation, certains pays ont créé une agence avec compétence européenne. C’est ainsi qu’en France, la CTI (Commission des Titres d’Ingénieur) est une des agences apte à vérifier la conformité de la formation aux standards européens et à accréditer les formations d’ingénieurs de niveau Master.

En l’absence d’un tel organisme en Belgique, la CTI fut chargée d’effectuer ce travail pour différentes formations d’ingénieurs industriels francophones.

En synergie avec l\’Agence pour l\’Evaluation de la Qualité de l\’Enseignement Supérieur (AEQES) de la Fédération Wallonie-Bruxelles, les formations d’ingénieurs industriels dans les Hautes Ecoles furent auditées en 2016.

De nombreuses Hautes Ecoles peuvent aujourd’hui mettre en évidence leur reconnaissance de satisfaction aux critères de qualité Européens : EUR-ACE®.

Voici la liste établie par Haute Ecole, ainsi que le résultat :

Haute Ecoles

Agrégation CTI

Haute École Provinciale de Hainaut Condorcet

Pas demandé

Haute École de la Province de Liège

Refusé

Haute École Libre Mosane

3 ans

Haute École Lucia de Brouckère

Refusé

Haute École Bruxelles-Brabant

5 ans

Haute École Léonard de Vinci

5 ans

Haute École en Hainaut

5 ans

Haute École Louvain en Hainaut

5 ans

Haute école Namur-Liège-Luxembourg

3 ans

Haute école Robert Schuman

3 ans

L’occasion de congratuler les Hautes Ecoles qui œuvrent pour la qualité de notre profession.

En ce qui concerne les ingénieurs diplômés, c’est essentiellement la Fédération Européenne d’Association Nationale d’Ingénieurs (FEANI) notre interlocuteur. Cette fédération regroupe en effet les associations d’ingénieurs des pays d’Europe. La FEANI tient un registre des formations d’ingénieurs et pour être admis dans celui-ci, il est souhaitable que l’institution d’enseignement ait le label EUR-ACE®. Ce label est également un requis de formation de base pour obtenir le titre EUR ING, garantissant la compétence professionnelle de l’ingénieur.

Toutefois, la profession d’ingénieur n’est pas réglementée en Belgique, l’entreprise peut engager sans titre d’ingénieur. Et la labellisation dont question ci-avant a peu d’incidence concrète.

Par contre, le titre académique d’ingénieur industriel est protégé légalement, et même les formations sans label EUR-ACE®, continueront à le délivrer officiellement.

Relevons quatre conclusions des examinateurs, et qui sont communes à toutes les Hautes Ecoles concernant la formation des ingénieurs industriels : l’intérêt  d’un centre de recherche associé à l’institution d’enseignement, une législation trop rigide, un échange accru avec l’entreprise, une meilleure visibilité de l’école d’ingénieurs.